Que vérifier lors du contrôle périodique des EPI de votre entreprise ?
Cette checklist s'adresse aux responsables sécurité, chefs d'atelier et dirigeants de PME qui organisent eux-mêmes l'examen régulier de leurs équipements de protection individuelle. Elle couvre la préparation, l'examen des principales familles d'EPI, le stock de remplacement et la mise à jour du registre. Elle prolonge nos articles sur les contrôles périodiques des EPI et sur les dates de péremption. Imprimée, elle se coche équipement par équipement.
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Avant la campagne de contrôle
Sortir la liste des équipements à examiner depuis le registre, avec leur numéro de série ou leur repère interne
Rassembler les notices d'instructions des fabricants pour chaque référence, avec leurs critères de mise au rebut
Vérifier que la personne qui contrôle est bien désignée, formée et dispose du temps prévu pour la campagne
Prévenir les salariés concernés de la date et prévoir des équipements de remplacement pendant l'examen
Préparer les fiches de rapport de vérification, une par équipement, ou l'accès au registre numérique
Repérer les équipements dont l'échéance de contrôle ou la date de péremption tombe dans les trois prochains mois
Casques de protection
Contrôler la calotte : fissure, rayure profonde, décoloration ou zone blanchie signalant un vieillissement
Vérifier le harnais intérieur, la sangle de tour de tête et la molette de réglage
Vérifier la jugulaire et ses points d'attache pour les casques utilisés en hauteur
Lire la date de fabrication moulée dans la calotte et la comparer à la durée de vie indiquée par le fabricant
Retirer du service tout casque ayant subi un choc important, même s'il paraît intact
Vérifier que les accessoires montés (visière, protections auditives) sont compatibles avec le modèle
Chaussures de sécurité et gants
Contrôler l'embout de protection : déformation, apparition de la coque à travers le cuir ou le textile
Contrôler la semelle : usure du relief, fissure, décollement, perte d'adhérence
Vérifier les coutures, le laçage et le maintien de la cheville sur les modèles montants
Vérifier que la pointure et le modèle correspondent toujours au poste et au sol de travail
Examiner les gants durables : trous, coutures ouvertes, raidissement ou craquelure de l'enduction
Vérifier que le type de gant en dotation correspond bien au risque de la tâche (coupure, chimique, thermique)
Contrôler le stock de gants et de protections consommables disponibles au poste
Harnais, longes et équipements antichute
Vérifier que la date de la dernière vérification approfondie est lisible et que l'intervalle prévu n'est pas dépassé
Examiner les sangles sur toute leur longueur : coupure, effilochage, brûlure, décoloration, trace de produit chimique
Examiner les coutures de sécurité : fil rompu, couture distendue, témoin de chute déchiré
Contrôler les boucles, anneaux et connecteurs : déformation, corrosion, ressort et verrouillage
Contrôler les longes et absorbeurs d'énergie, ainsi que l'état de l'étiquette d'identification
Mettre immédiatement hors service tout équipement ayant retenu une chute ou dont l'intégrité fait doute
Vérifier que la vérification approfondie est confiée à une personne compétente et qu'elle produit un rapport daté
Stock, péremptions et remplacements
Comparer les dates de péremption du stock aux échéances à venir et sortir les références périmées
Vérifier les conditions de stockage : abri de la lumière, de l'humidité, des produits chimiques et de la chaleur
Compter le stock tampon par catégorie et par taille, et lancer les commandes nécessaires
Rendre inutilisables les équipements mis au rebut avant de les évacuer, pour éviter toute reprise par erreur
Noter les équipements à remplacer dans les semaines à venir et prévoir leur remise aux salariés
Après le contrôle : registre et suites
Reporter le résultat de chaque examen dans le registre : conforme, à surveiller, mis au rebut
Classer les rapports de vérification des équipements antichute avec la fiche de l'équipement concerné
Enregistrer les mises au rebut et les remplacements, avec la date et le nom du salarié concerné
Fixer la date du prochain contrôle pour chaque équipement examiné, en tenant compte de la notice
Informer les salariés des équipements retirés et leur remettre les remplacements avec émargement
Dater et signer la checklist, puis la conserver avec le registre des EPI
Comment utiliser ce modèle
La checklist se déroule à chaque campagne de contrôle : souvent une fois par an pour l'examen complet, plus fréquemment pour les postes exposés ou lorsque la notice du fabricant l'impose. Les fréquences citées sont des repères, à vérifier selon les textes en vigueur et la notice de chaque référence.
Elle est remplie par la personne compétente désignée pour les contrôles, ou par le responsable sécurité ; dans une petite structure, le dirigeant ou le chef d'atelier la tient souvent lui-même.
Elle se conserve avec le registre des EPI, dans le classeur sécurité ou dans un registre numérique comme EpiRegistre, qui rattache chaque résultat à l'équipement et déclenche l'alerte avant la prochaine échéance. L'estimateur de stock tampon proposé dans les ressources du site aide à régler le délai d'alerte.
Elle ne remplace pas la vérification approfondie des EPI de risque élevé, harnais notamment, qui relève d'une personne compétente et produit son propre rapport.
Le rythme dépend du type d'équipement et de son usage. Un examen complet annuel est un repère courant, avec des passages plus rapprochés pour les équipements très sollicités ou stockés dans de mauvaises conditions. La notice du fabricant fait référence ; les textes en vigueur peuvent imposer un intervalle maximal pour certaines catégories, à vérifier avant de fixer votre calendrier.
Cette checklist suffit-elle pour les harnais antichute ?
Non. Elle sert à préparer et à organiser la campagne, mais la vérification approfondie des équipements antichute est réalisée par une personne compétente, en interne ou par un organisme, et donne lieu à un rapport propre à chaque équipement. Notre comparateur de vérification interne ou externe aide à choisir l'organisation la plus adaptée.
Que faire d'un équipement dont l'état fait doute ?
Le retirer du service immédiatement plutôt que d'attendre la fin de la campagne, l'identifier clairement pour qu'il ne soit pas repris, puis trancher : examen complémentaire, réparation autorisée par le fabricant ou mise au rebut. La décision se note dans le registre avec la date et le nom de celui qui l'a prise.
Comment conserver les checklists d'une année sur l'autre ?
Sur papier, un classeur par campagne reste lisible tant que le parc est réduit. Au-delà de quelques dizaines d'équipements, un registre numérique évite les feuilles perdues et permet de retrouver l'historique de chaque équipement, ce qui est précisément ce qu'un inspecteur ou un assureur demande après un incident.
EpiRegistre aide les entreprises à tenir le registre de leurs équipements de protection individuelle, à suivre la dotation des salariés et à prouver leurs contrôles périodiques en cas d'inspection.