Le chef d'atelier ou le magasinier est celui qui remet vraiment les équipements : la paire de gants du matin, les chaussures du nouvel embauché, le casque de remplacement après un choc. Il n'a ni le temps ni l'envie de remplir un formulaire à chaque fois, et c'est pourtant sur lui que repose la trace de la dotation. Cette page décrit ce que ce rôle attend d'un registre des EPI, et comment EpiRegistre s'y adapte plutôt que l'inverse.
Le geste de base du magasinier est la remise. Avec EpiRegistre, elle se fait depuis le téléphone ou la tablette du magasin : on choisit le salarié, l'équipement ou sa catégorie, et le salarié signe sur l'écran. La date, l'auteur de la remise et l'émargement sont enregistrés ensemble, sans feuille à ranger. Le rôle de cette signature, utile au salarié comme à l'entreprise, est expliqué dans notre article sur l'émargement à la remise des EPI.
Pour les consommables comme les gants jetables ou les bouchons d'oreilles, la remise peut se noter par catégorie sans numéro de série, ce qui évite de transformer la distribution du matin en séance de saisie.
Le magasinier gère aussi un stock, avec ses tailles et ses pointures. Le registre montre les équipements en service, ceux mis au rebut et les remplacements attendus dans les semaines à venir, grâce aux alertes de péremption réglées par catégorie. Cette visibilité aide à commander avant la rupture plutôt qu'après. L'estimateur de stock tampon donne un ordre de grandeur du stock de remplacement à conserver par catégorie, à répartir ensuite entre les pointures et tailles les plus courantes de l'effectif.
EpiRegistre suit les équipements remis et leurs détenteurs, pas les quantités en rayon ni les commandes fournisseur. Pour le stock au sens comptable, le logiciel d'achat ou un simple inventaire restent nécessaires. Les deux se complètent.
Le magasinier est souvent la personne à qui le salarié demande conseil : quel gant pour cette tâche, quelle chaussure pour ce sol. Le registre conserve la référence et la norme de chaque équipement attribué, ce qui permet de remettre le même modèle au remplacement et de repérer un salarié dont la dotation ne correspond plus à son poste. Notre article sur le choix des casques, chaussures et gants donne les repères pour associer le bon modèle au risque réel.
Ce choix découle de l'évaluation des risques faite en amont ; le magasinier ne la refait pas, mais il en est le relais quotidien, et le registre lui évite de remettre par erreur un gant anti-coupure là où un gant chimique était prévu.
Quand le classeur ou le tableur vit dans le magasin, le magasinier devient le point de passage obligé de toute question sur les EPI, y compris pendant ses absences. Avec un registre partagé, le responsable sécurité consulte lui-même qui a reçu quoi, et le remplaçant du magasinier enregistre les remises de la même façon, chacun étant identifié. Ce partage suit la logique décrite dans pourquoi numériser son registre des EPI : une source unique, mise à jour à chaque mouvement, plutôt qu'un document posé sur une étagère.
Cela demande une contrepartie : accepter de saisir la remise au moment où elle a lieu, et non le soir de mémoire. C'est la seule discipline que l'outil exige, et c'est celle qui donne sa valeur à l'ensemble.
EpiRegistre aide les entreprises à tenir le registre de leurs équipements de protection individuelle, à suivre la dotation des salariés et à prouver leurs contrôles périodiques en cas d'inspection.
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