Dans le bâtiment, les équipements de protection ne restent pas dans un vestiaire : ils partent dans les camionnettes, changent de chantier et parfois de mains. Les harnais antichute, les longes et les casques avec jugulaire relèvent de vérifications périodiques que le chef d'entreprise doit pouvoir prouver, alors que ses équipes sont dispersées. Cette page décrit les difficultés propres aux entreprises de couverture, d'échafaudage, de charpente ou de gros oeuvre, et la place que peut y prendre un registre tenu depuis le téléphone.
Le point sensible du bâtiment est le travail en hauteur. Un harnais, une longe ou un antichute à rappel peuvent sembler intacts et avoir perdu leur résistance : c'est pourquoi ils relèvent d'une vérification approfondie régulière, en général annuelle, par une personne compétente. Notre article sur la vérification des harnais antichute explique ce que cette exigence recouvre. EpiRegistre tient une fiche par harnais, avec son numéro de série, sa date de mise en service, son échéance de vérification et le rapport du dernier contrôle.
Après une chute ou un doute sur l'intégrité, l'équipement se met hors service dans le registre, ce qui évite qu'un compagnon ne le reprenne le lendemain dans la camionnette par habitude.
Une entreprise de couverture ou d'échafaudage peut avoir trois équipes sur trois chantiers, des compagnons qui changent d'équipe et des intérimaires qui arrivent le lundi. La dotation se remet au dépôt ou directement sur place. Avec EpiRegistre, le chef d'équipe enregistre la remise sur son téléphone et fait signer le salarié dans la foulée : le registre sait dès lors qui détient quel casque, quelle paire de chaussures, quel harnais, et depuis quand. Notre article sur la traçabilité des attributions montre pourquoi cet historique des mouvements compte autant que l'état actuel.
Le plan Multi-sites donne au bureau une vue consolidée du parc, chaque chantier conservant son propre registre. Le chef d'entreprise voit ainsi, sans appeler personne, quel chantier a des équipements à échéance dans le mois.
Un intérimaire reçoit une dotation adaptée au poste, comme tout salarié, et sa remise se trace de la même façon. À son départ, le registre rappelle ce qu'il faut récupérer, ce qui limite les équipements qui disparaissent d'une mission à l'autre.
Dans le bâtiment, on équipe souvent toute une équipe en même temps, au lancement d'un chantier ou après un appel d'offres remporté. Les péremptions arrivent alors groupées, deux ou trois ans plus tard, et surprennent tout le monde. Le estimateur de stock tampon et de délai d'alerte chiffre l'avance à prendre pour lancer une commande groupée à temps, en tenant compte des délais du fournisseur et du temps de remise sur chantier. EpiRegistre reporte ensuite cette avance dans l'alerte de chaque catégorie.
Le comparateur vérification interne ou externe aide, lui, à décider si former un chef d'équipe comme personne compétente est plus intéressant que de faire venir un organisme sur chaque dépôt, selon le nombre de harnais à vérifier.
EpiRegistre ne vérifie pas les harnais et ne choisit pas les équipements à la place du chef d'entreprise. Le choix des EPI découle de l'évaluation des risques de chaque poste, comme le rappelle notre article sur la dotation des salariés selon leur poste. La vérification approfondie reste réalisée par une personne compétente ou un organisme, selon les textes applicables et la notice du fabricant. Le registre conserve la preuve de ces décisions et de ces contrôles ; il ne les prend pas.
Il suppose aussi que les chefs d'équipe acceptent de sortir leur téléphone au moment de la remise. C'est un changement d'habitude modeste, mais réel, à présenter comme une protection pour eux autant que pour l'entreprise.
EpiRegistre aide les entreprises à tenir le registre de leurs équipements de protection individuelle, à suivre la dotation des salariés et à prouver leurs contrôles périodiques en cas d'inspection.
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